Y'a quelques conceptions dans la vie qui s'apparentent à des questions philosophiques. C'est dans ces moments là qu'il convient d'auto-analyser son comportement, de sorte à éventuellement se remettre en question. Et c'est également souvent dans ce type de cadre que l'on se rappelle de ses cours de philo', et dieu sait que ça peut être utile. Comme quoi.
En bref, l'objet de l'article sera d'aborder la proximité de deux sentiments que beaucoup considèrent comme opposés. L'amour et la haine. Encore un truc sujet à débat pour la majorité des philosophes contemporains, et encore plus pour le pauvre type / la pauvre nana qui vient de se prendre un coup moral énorme (infidélité par exemple). Cet individu, que nous appellerons X, est donc dans une situation où une montagne vient de l'écraser.
Dans un premier temps, un réflexe est de se demander « avec qui », si on ne le sait pas déjà. Dans un second temps, le réflexe sera le fameux « pourquoi ». Tout en sachant que ces questions ne s'accompagnent pas encore d'une quelconque douleur. On est étourdi, abasourdi, on pense être au milieu d'un mauvais rêve. Approximativement deux secondes après l'annonce et ces questions, on se réveille, on comprend que l'on a été trahi. On ressent donc tout d'abord une intense douleur, qui prend soit l'estomac, soit le c½ur (on peut d'ailleurs observer une accélération conséquente du pouls). A partir de cet instant, qui durera approximativement cinq minutes, deux solutions sont possibles.
Dans un premier cas, on se réfugie dans la tristesse, on ne comprend pas et on ne veut surtout pas comprendre. On passe du temps à verser des larmes jusqu'à épuisement du réservoir. Dans le second cas, c'est la colère qui prend le dessus. A l'inverse, on tente d'en savoir un maximum, on ne contrôle absolument plus ses paroles, ni ses actes, qui sont dictés uniquement par les pulsions d'adrénaline.
Enfin, ces étapes passées, et leur durée peut être tout à fait variable, deux solutions s'offrent à nous. La solution la plus compliquée, et que bien peu de gens à mon sens seraient capables d'exécuter, est le pardon. Nous ne nous y attarderons pas, mais nous préciserons simplement que le pardon peut avoir des conséquences à long terme assez catastrophiques (réitération, accumulation de pardons et frustration, etc).
L'objet de l'article, et la solution la plus commune, est de se réfugier dans une haine vorace. La haine n'est pas toujours décrite de la même manière par ceux qui l'ont expérimenté, aussi vais-je tenter d'en faire un portrait telle que moi je la considère. Vous ne souffrez plus, vous êtes dans une situation ou tout sentiment est latent, vous ne sentez plus rien, aucune douleur, c'est parfois même agréable, avec une espèce de sentiment de « chaud » qui envahit votre corps (et plus particulièrement votre estomac). Vous vous sentez tout puissant, et capable de faire n'importe quoi, au-delà de toute raison (c'est d'ailleurs la plupart du temps ce que vous ferez). C'est ici que commence le cercle vicieux. Vous aimez, et c'est parce que vous aimez que vous ressentez le besoin de faire souffrir l'autre, de déchainer sur lui les flammes infernales, jusqu'à ce que, brûlé à mort, il disparaisse. L'amour est un sentiment de possession pour quelqu'un ou quelque chose. Lorsque ce quelqu'un rejette le désir, ou le contre par un moyen quelconque, il cède sa place à une haine profonde, qui souhaite voir disparaître la cause de cette frustration. Ce qui peut conduire à de nombreux crimes passionnels.
Mais revenons au sentiment grisant de ne plus rien sentir, mis à part une violence exacerbée, et parfois même une envie de rire aux éclats de la situation. La haine peut s'établir dans votre corps pendant un long moment. En fait, elle s'y établit le temps que vous lui permettez un accès. C'est un peu comme une drogue. Elle reste, pour assouvir vos violences, et tous les sentiments mauvais qui vous traversent l'esprit. Et tant qu'elle demeure, elle en demande toujours plus. Un parasite agréable dont peu de gens parviendraient à se débarrasser rapidement. Passé le délai de « déchirure », la haine ressemble à une flamme. Avec une certaine taille, mais qui ne grossit plus. Il ne tient alors qu'à vous de l'éteindre plus ou moins lentement. Eteindre une flamme haineuse demande soit beaucoup de travail personnel, soit des actes contribuant à diminuer la frustration à son origine. Les plus atteints vont jusqu'à détruire entièrement l'objet de leur frustration (tuer le conjoint). L'objet ayant disparu, la haine s'envole. Et avec son envol brutal survient un autre sentiment : la culpabilité d'être allé trop loin. Les moins radicaux seront plus pacifiques et tenteront de faire disparaître la haine peu à peu, par diverses actions, notamment en provoquant la souffrance progressive de l'objet de frustration. Ce jeu cruel (ou légitime ?) peut durer pendant plusieurs mois, années parfois, jusqu'à ce que la haine se soit totalement éteinte. Ce qui de mon point de vue ne se produit jamais. Une flammèche perdure dans votre corps, et y perdurera aussi longtemps que vous vivrez. Ces tentatives d'attaque de l'autre peuvent se manifester par diverses méthodes. Jalousie extrême, humiliations, rappels de la faute incessants, etc. Elles peuvent parfois conduire à la rupture définitive (ce qui ne touchera que peu le porteur de la haine, ses émotions autres étant inhibées).
Lorsque la haine devient ridicule petite flamme, le couple peut enfin espérer reprendre une vie quasi-normale. Le quasi étant là pour montrer que le fautif devra porter la charge de sa culpabilité pendant bien longtemps encore, et suivant son comportement, le lésé n'hésitera pas à le lui rappeler. On dit toujours que la vengeance n'est pas une solution convenable. Pourtant, la haine n'est que le reflet d'une énorme vengeance. Elle apaise l'être pour le conduire ensuite à des actes qu'il n'aurait jamais eu le courage / la volonté d'effectuer en temps normal. Le but est de faire souffrir, de causer du mal, de se faire une justice propre. En somme, le seul défaut de la haine est qu'elle nous empêche de réfléchir.
Cet article a été écrit sous une pulsion, de sorte à convaincre certains qu'amour et haine ne sont que deux amis proches, qui font mumuse avec nos méninges. L'amour étant un sentiment extrêmement fort, tout ce qui lui fait obstruction se transforme irrémédiablement en haine (sauf effort on ne peut plus considérable). La haine est une porte vers l'inconscient et les trois interdits de Freud. Lorsqu'il est apparu, il y a plusieurs dizaines de milliers d'années, l'être humain s'est différencié des primates par sa manière à se considérer en tant qu'individu pensant. « Je suis quelqu'un ». Ce jour là, notre espèce est devenue individualiste. Ce don inestimable que nous a conféré l'évolution est également notre plus grande perte. La haine peut conduire, dans un cas typiquement extrême, à l'ouverture en flots de l'inconscient vers le conscient, causant ainsi ce que beaucoup de spécialistes appelleraient « la folie ». Après tout, il n'y a rien de plus à attendre d'un simple primate évolué.
En bref, l'objet de l'article sera d'aborder la proximité de deux sentiments que beaucoup considèrent comme opposés. L'amour et la haine. Encore un truc sujet à débat pour la majorité des philosophes contemporains, et encore plus pour le pauvre type / la pauvre nana qui vient de se prendre un coup moral énorme (infidélité par exemple). Cet individu, que nous appellerons X, est donc dans une situation où une montagne vient de l'écraser.
Dans un premier temps, un réflexe est de se demander « avec qui », si on ne le sait pas déjà. Dans un second temps, le réflexe sera le fameux « pourquoi ». Tout en sachant que ces questions ne s'accompagnent pas encore d'une quelconque douleur. On est étourdi, abasourdi, on pense être au milieu d'un mauvais rêve. Approximativement deux secondes après l'annonce et ces questions, on se réveille, on comprend que l'on a été trahi. On ressent donc tout d'abord une intense douleur, qui prend soit l'estomac, soit le c½ur (on peut d'ailleurs observer une accélération conséquente du pouls). A partir de cet instant, qui durera approximativement cinq minutes, deux solutions sont possibles.
Dans un premier cas, on se réfugie dans la tristesse, on ne comprend pas et on ne veut surtout pas comprendre. On passe du temps à verser des larmes jusqu'à épuisement du réservoir. Dans le second cas, c'est la colère qui prend le dessus. A l'inverse, on tente d'en savoir un maximum, on ne contrôle absolument plus ses paroles, ni ses actes, qui sont dictés uniquement par les pulsions d'adrénaline.
Enfin, ces étapes passées, et leur durée peut être tout à fait variable, deux solutions s'offrent à nous. La solution la plus compliquée, et que bien peu de gens à mon sens seraient capables d'exécuter, est le pardon. Nous ne nous y attarderons pas, mais nous préciserons simplement que le pardon peut avoir des conséquences à long terme assez catastrophiques (réitération, accumulation de pardons et frustration, etc).
L'objet de l'article, et la solution la plus commune, est de se réfugier dans une haine vorace. La haine n'est pas toujours décrite de la même manière par ceux qui l'ont expérimenté, aussi vais-je tenter d'en faire un portrait telle que moi je la considère. Vous ne souffrez plus, vous êtes dans une situation ou tout sentiment est latent, vous ne sentez plus rien, aucune douleur, c'est parfois même agréable, avec une espèce de sentiment de « chaud » qui envahit votre corps (et plus particulièrement votre estomac). Vous vous sentez tout puissant, et capable de faire n'importe quoi, au-delà de toute raison (c'est d'ailleurs la plupart du temps ce que vous ferez). C'est ici que commence le cercle vicieux. Vous aimez, et c'est parce que vous aimez que vous ressentez le besoin de faire souffrir l'autre, de déchainer sur lui les flammes infernales, jusqu'à ce que, brûlé à mort, il disparaisse. L'amour est un sentiment de possession pour quelqu'un ou quelque chose. Lorsque ce quelqu'un rejette le désir, ou le contre par un moyen quelconque, il cède sa place à une haine profonde, qui souhaite voir disparaître la cause de cette frustration. Ce qui peut conduire à de nombreux crimes passionnels.
Mais revenons au sentiment grisant de ne plus rien sentir, mis à part une violence exacerbée, et parfois même une envie de rire aux éclats de la situation. La haine peut s'établir dans votre corps pendant un long moment. En fait, elle s'y établit le temps que vous lui permettez un accès. C'est un peu comme une drogue. Elle reste, pour assouvir vos violences, et tous les sentiments mauvais qui vous traversent l'esprit. Et tant qu'elle demeure, elle en demande toujours plus. Un parasite agréable dont peu de gens parviendraient à se débarrasser rapidement. Passé le délai de « déchirure », la haine ressemble à une flamme. Avec une certaine taille, mais qui ne grossit plus. Il ne tient alors qu'à vous de l'éteindre plus ou moins lentement. Eteindre une flamme haineuse demande soit beaucoup de travail personnel, soit des actes contribuant à diminuer la frustration à son origine. Les plus atteints vont jusqu'à détruire entièrement l'objet de leur frustration (tuer le conjoint). L'objet ayant disparu, la haine s'envole. Et avec son envol brutal survient un autre sentiment : la culpabilité d'être allé trop loin. Les moins radicaux seront plus pacifiques et tenteront de faire disparaître la haine peu à peu, par diverses actions, notamment en provoquant la souffrance progressive de l'objet de frustration. Ce jeu cruel (ou légitime ?) peut durer pendant plusieurs mois, années parfois, jusqu'à ce que la haine se soit totalement éteinte. Ce qui de mon point de vue ne se produit jamais. Une flammèche perdure dans votre corps, et y perdurera aussi longtemps que vous vivrez. Ces tentatives d'attaque de l'autre peuvent se manifester par diverses méthodes. Jalousie extrême, humiliations, rappels de la faute incessants, etc. Elles peuvent parfois conduire à la rupture définitive (ce qui ne touchera que peu le porteur de la haine, ses émotions autres étant inhibées).
Lorsque la haine devient ridicule petite flamme, le couple peut enfin espérer reprendre une vie quasi-normale. Le quasi étant là pour montrer que le fautif devra porter la charge de sa culpabilité pendant bien longtemps encore, et suivant son comportement, le lésé n'hésitera pas à le lui rappeler. On dit toujours que la vengeance n'est pas une solution convenable. Pourtant, la haine n'est que le reflet d'une énorme vengeance. Elle apaise l'être pour le conduire ensuite à des actes qu'il n'aurait jamais eu le courage / la volonté d'effectuer en temps normal. Le but est de faire souffrir, de causer du mal, de se faire une justice propre. En somme, le seul défaut de la haine est qu'elle nous empêche de réfléchir.
Cet article a été écrit sous une pulsion, de sorte à convaincre certains qu'amour et haine ne sont que deux amis proches, qui font mumuse avec nos méninges. L'amour étant un sentiment extrêmement fort, tout ce qui lui fait obstruction se transforme irrémédiablement en haine (sauf effort on ne peut plus considérable). La haine est une porte vers l'inconscient et les trois interdits de Freud. Lorsqu'il est apparu, il y a plusieurs dizaines de milliers d'années, l'être humain s'est différencié des primates par sa manière à se considérer en tant qu'individu pensant. « Je suis quelqu'un ». Ce jour là, notre espèce est devenue individualiste. Ce don inestimable que nous a conféré l'évolution est également notre plus grande perte. La haine peut conduire, dans un cas typiquement extrême, à l'ouverture en flots de l'inconscient vers le conscient, causant ainsi ce que beaucoup de spécialistes appelleraient « la folie ». Après tout, il n'y a rien de plus à attendre d'un simple primate évolué.

